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Le temps des moissons a débuté pour François Martel .............
La plaine d'Alissas (Arbonne, Coste de Lemps, les Tuilles, Vaneilles…) est un damier de parcelles, vertes avec des maïs, colza, dorées avec des blés ou orges mûrs qui sont récoltés en ce chaud mois de juillet, favorable pour la moisson.
Parmi les deux principaux exploitants agricoles céréaliers, François Martel a pris la succession de son père en 1988. Âgé de 47 ans, il est aussi président de la coopérative agricole “L'Ardéchoise” et membre de la chambre d'agriculture de l'Ardèche. Il exploite environ 70 hectares, 20 hectares en prés ou landes avec un troupeau de 80 ovins, et une cinquantaine d'hectares, irrigués, en cultures de céréales ou d'oléagineux.
Il cultive principalement des blés (tendres ou durs), maïs, colza ou tournesol sélectionnés pour la semence avec contrat annuel avec une société spécialisée en graines de semence. François Martel est satisfait de cette récolte de blé favorisée par un printemps pluvieux, avec un rendement d'environ 55 quintaux/ha. Le blé prend la direction de la Drôme.
L'entreprise d'Elise Momée de Saint-Lager Bressac effectue la moisson avec une moissonneuse batteuse Claas (Lexion) de 5,40 m de coupe, conduite par Pierre Momée qui a une expérience de plusieurs décennies. Selon le temps et l'urgence, ces engins peuvent commencer de très bonne heure et terminer très tard… avec changement de conducteur !
La trémie emmagasine le blé (Karur) moissonné et battu, le vide dans des bennes. Ces bennes seront transportées par camions à Puygiron dans la Drôme où le blé sera trié, traité et vendu comme semence. Pâtes, semoules et dérivés : couscous, blé précuit (Ebly), boulgour… sont fabriqués avec du blé dur.
Une botteleuse transforme de suite la paille en bottes ou balles cylindriques, protégées qui sont chargées sur une remorque par une fourche mécanique montée sur un tracteur. Cette paille servira principalement de litière pour le troupeau de moutons.